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 Une Sieste au Plumage Noir [ Libre ] .

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Elizabeth Smeeties
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MessageSujet: Une Sieste au Plumage Noir [ Libre ] .   Ven 2 Mai - 20:06



  • Vautrée sur son pauvre lit, le bras gauche balant sur un côté du sommier, en train de ronfler de manière peu discrète, Elizabeth se trouvait en plein effort ... N'ayant même pas pris la peine d'enlever ses chaussures pour, parait-il, piquer un bon gros roupillon, la jeune fille dort profondement. Du moins si l'on en croit la situation trèès gracieuse dans laquelle elle se trouve. La joue ecrasée sur l'oreiller, un filet de bave coulant au coin de sa bouche et le cheveux en bataille, Elizabeth semble profiter pleeeinement de la belle journée qui se déroule. Seul élement declencheur de cette situation deplorable, un sombre hibou Grand Duc vint voleter jusqu'au rebord de sa fenêtre. Après un atterissage peu sûr et un vif ebouriffement de plumes, l'oiseau noir se mit à taper du bec sur le vitrail, avec force et volonté. La jeune fille endormie s'agita dans son sommeil et se mit à tater au hasard sur le matelas pour attraper son oreiller, et l'ecraser sur sa tête, pour ne plus entendre le vacarme du volatile. Qui osait la deranger en pleine sieste ? Véxé, le hibou redoubla ses efforts et frappa de plus en plus fort sur le carreau. Elizabeth emit un grognement proche de l'animal enragé, et dû se rendre à l'evidence que le seul moyen de faire cesser le vacarme, n'était autre que de se lever. Chose extremement difficile pour elle ...

  • Contrainte et forcée, la jeune fille s'anima comme elle put, et vint lentement s'asseoir au bord du lit, la tête à l'envers et le corps mou, ponctué par des vêtements tout froissés. Après s'être froté les yeux, et avoir etouffé un baillement à s'en decrocher la machoire, la jeune fille se leva peniblement. D'un pas lourd et disgracieux, et encore toute baignée de sommeil, Elizabeth insulta l'oiseau entre ses dents et lui ouvrit finalement la fenêtre. Le Grand Duc, rageur et impatient, assena à la malheureuse un violent coup de patte sur la tête, ce qui eut dont de reveiller totalement la jeune fille. Le rapace se mit alors à tournoyer dans la chambre en poussant des cris suraïgues. Furieuse, et bien remise de sa sieste, Elizabeth se jeta sur sa baguette, et la tendit vers l'oiseau en murmurrant un sort fatal. Habile et douée, le sortilège frappa immédiatement le pauvre oiseau, qui se crispa totalement et tomba au sol dans un bruit sourd, tout raide. Satisfaite et vengée, Elizabeth esquissa un sourire mauvais, ravie de son sortilège de stupéfaxion. Elle s'approcha du hibou, étalé au sol, et lui arracha la lettre qu'il tenait entre ses pattes. Un nouveau baillement rythma ses gestes lents et désarticulés, tandis que la jeune fille vint de nouveau s'asseoir au bord de son lit. Alors qu'Elizabeth deroulait le parchemin, avec autant d'impatiente qu'un dragon devant un tas de barbaque, des pas se firent entendre dans le couloir. Mais n'attirèrent nullement l'intention de la jeune fille, qui se mit à parcourir avidement la lettre de ses yeux noirs et perçants. Au fur et à mesure que les lignes se dessinaient dans son esprit, Elizabeth perdit son sourire, et son regard se mit soudain à lancer des éclairs. Ses Frères ... Raaaaaah ! Encore eux. Elizabeth finirait bien par les accuser de harcelement moral !

  • Dans cette lettre, des tonnes d'insultes à son egard, des promesses de très mauvais tours à son prochain retour, et d'autres choses que la jeune fille ne prit même pas la peine de le lire, par pure habitude forcée. Enragée, elle poussa un cri éxédé, et roula le parchemin en boule avec colère, avant de se relever et de la lancer de toutes ses forces en direction de la porte d'entrée de sa chambre. Son tir fut parfait. Seulement voila, au moment même ou la lettre allait toucher la porte, quelqu'un l'ouvrit et se la prit donc en pleine face ... Mais la jeune fille n'eut pas le temps de s'appercevoir qu'une personne était entrée dans la chambre ; elle avait déja tourné le dos à l'entrée pour se rediriger vers le grand vitrail, duquel le hibou était entré. Ce qu'elle pouvait detester ses frères ... Sur Terre, ils étaient bien les seuls à lui faire picoter dans l'esprit un soupçon de peur, d'angoisse et même de tristesse. La jeune fille n'avait jamais pleuré de sa vie. Elle se l'interdisait formellement. C'était une chose bête et inutile, uniquement résérvée aux faibles. Mais la pression de ses deux frères jaloux pesait de plus en plus sur elle. Et Elizabeth le supportait de moins en moins bien. Les bras croisés, la jeune fille renifla bruyamment et porta son regard au dehors, les machoires crispées et l'esprit bouillonant. Elle ne s'était toujours pas appercue de la présence d'une autre personne dans sa chambre ... Et ce n'était pas le moment de la déranger.

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